1° matinée – Premières conférences plénières
Carla Stecco : Superficial fascia alterations in lipidema – Altérations du fascia superficiel dans le lipoedème.
Le Dr Carla Stecco est une chirurgienne orthopédiste renommée qui occupe le poste de professeure d’anatomie humaine à l’Université de Padoue. Elle est membre émérite de plusieurs associations prestigieuses, notamment la Société italienne d’anatomie et d’histologie, l’Association européenne d’anatomie clinique et l’Académie internationale de médecine manuelle musculosquelettique.
« Les données présentées démontrent chez les patients atteints de lipœdème une altération de l’épaisseur, de l’échogénicité et de la texture du fascia superficiel et des rétinacula cutanés, d’après l’imagerie échographique et l’histologie. L’immunoblotting et le kit de collagène ont démontré une augmentation des dépôts de collagène dans le fascia superficiel, confirmant l’augmentation de la rigidité du tissu conjonctif. Enfin, le fascia superficie a montré des niveaux plus élevés du marqueur inflammatoire TNF-α par rapport aux témoins. Ces analyses ont révélé un désordre, une inflammation et une fibrose du fascia superficiel dans le lipœdème, démontrant son rôle dans l’organisation et le soutien du tissu adipeux. De cette manière, le fascia superficiel peut devenir un bon marqueur diagnostique pour le diagnostic du lipœdème. » (abstract)

Keith Baar : Connective tissue optimization : getting exercise and nutrition right – Optimisation du tissu conjonctif : réaliser des exercices et bien s’alimenter
Keith est directeur du laboratoire de biologie moléculaire fonctionnelle du département de neurobiologie, physiologie et comportement de l’université de Californie à Davis. Scientifique renommé dans le domaine émergent de la physiologie moléculaire de l’exercice, il dirige une équipe de chercheurs qui tentent de mettre au point des moyens d’améliorer le fonctionnement des muscles, des tendons et des ligaments.
« Les tissus conjonctifs ont pour fonction de transmettre et de dissiper les forces. Ces tissus se développent à partir d’un seul type de cellule pour former des cellules qui absorbent les charges (cartilage), des cellules qui transfèrent les charges (tendons) et des tissus qui permettent le mouvement (fascia). Ces transformations dépendent de la charge exercée sur les cellules. Par conséquent, pour que ces tissus fonctionnent correctement, la charge qui leur est imposée doit être optimisée. Lorsque les cellules reçoivent le stimulus approprié, elles ont besoin des bons éléments constitutifs pour optimiser leur environnement. » (abstract)
En effet, la qualité du tissu conjonctif est lié à son environnement, il a des besoins spécifiques : les tendons ont besoin de tension, le cartilage a besoin de compression et le fascia a besoin de compression, de tension et de cisaillement.
Il attire notre attention sur le fait de la nécessité de solliciter les tissus musculo-squelettiques en permanence. Sans cela, l’organisation tissulaire est perturbée durablement et ceci même en cas de blessure importante (il prone dans ce cas, la contraction isométrique). Le signal provenant des pics de charge est maximal après 10 à minutes, il n’est pas nécessaire de faire un effort trop prolongé, c’est la régularité qui est importante : 3 à 4 fois par semaine. Au moins une partie du travail musculaire doit être effectué sous forme de mouvements isométriques afin de fournir le signal au plus grand nombre possible de cellules dans le tissu.
Le travail de force peut être soutenue par une supplémentation en protéines riches en glycine, proline et leucine, il recommande la prise de collagène associée à de la vitamine C.

Nous nous préparons pour les conférences et worshops de cet après-midi, soutenus par le Dr Laure Zago !
